juillet 2009

31 juillet

la place des TIC dans la lutte contre le réchauffement climatique

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Quelle est la place des TIC dans la lutte contre le réchauffement climatique ?

La question se pose et pas seulement dans le discours. Dans le cadre de notre magazine Business Mag nous avons voulu lancer un véritable débat sur ce sujet, en dehors des discours marketing préformatés. 

3 experts du domaine partagent avec vous leurs véritables expériences sur leur lutte au quotidien contre le réchauffement climatique et l'évolution des comportements. Jean Marc Lagoutte, DSI de Danone, Daniel Clément, Directeur de la recherche de l'ADEME et Axel Haentjens, Directeur Marketing d'Orange Business Services et passionné de Green IT évoquent leurs expériences, leurs recettes et leurs recommandations.

Cet événement est relayé 2 fois. D'une part sur la WebTV d'Orange Business Services et d'autre part sur TechTocTV, la WebTV de notre partenaire Webcastory
   
Thumbnail image for prixdelacroissancevertenumerique.gifProfitons de cette annonce pour introduire également le prix de la croissance verte numérique, une initiative lancée par l'Ademe et ses partenaires et qui m'a été communiquée par Daniel Clément en personne. Je vous communique ici les termes du communiqué de presse. 
note: nous ne relayons pas de communiqués de presse sur ce site en principe, mais faisons une exception avec grand plaisir ici même du fait du bien fondé de cette initiative, de l'intérêt de son but, de l'adéquation avec le message ci-dessus et aussi car il est relayé par un grand nombre de partenaires non commerciaux

"l'innovation numérique au service du développement durable

Les innovations technologiques, notamment les technologies vertes (Green IT), représentent un gisement de croissance pour notre économie. C'est pourquoi les entreprises, les chercheurs et l'Etat ont décidés d'organiser le « Prix de la croissance verte numérique ».

Télétravail, optimisation des transports, e-commerce, dématérialisation des procédures administratives,minimisation des consommations énergétiques des bâtiments... Les technologies de l'information et de la communication (TIC) sont essentielles pour conjuguer croissance économique et développement durable.

Les acteurs de ce domaine souhaitent valoriser les initiatives innovantes : le MEDEF et la Fédération Française des Télécoms - en collaboration avec ACIDD* - ont ainsi proposé la création d'un prix national qui a trouvé toute sa place dans le « Plan France Numérique 2012** » et dans le cadre des projets du COSEI***.

L'Etat (ministère de l'Economie, ministère du Développement durable, secrétariat d'Etat à la Prospective et au développement de l'économie numérique, l'ADEME et OSEO), les entreprises (Alliance TICS, Fédération Française des Télécommunications, FIEC-Fédération des industries électriques, électroniques et de communication, MEDEF et Syntec informatique), les chercheurs (Institut Télécom) et ACIDD** se sont ainsi associés pour l'organiser.

Ce partenariat exceptionnel est l'illustration que l'innovation technique et économique est l'un des enjeux clés du développement durable et que les entreprises peuvent jouer pleinement leur rôle et engager leurs responsabilités.

*ACIDD : Association communication et information pour le développement durable.
**Plan France Numérique 2012 : plan de développement de l'économie numérique destiné à préparer la «France numérique» à l'horizon 2012.
***COSEI : Comité stratégique des éco-industries.

liste des partenaires ci-dessous
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30 juillet

Les N° Azur seront ils utilisables dès le 1er janvier 2010 pour un usage L.M.E - Chatel ?

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La loi du 3 janvier 2008 pour le développement de la concurrence au service des consommateurs dite Loi Chatel et la Loi de Modernisation de l'Économie dite L.M.E  du 4 août 2008 ont défini des périmètres où l'utilisation de numéros surtaxés était impossible.

Il s'agit du suivi de commande, de l'exercice du droit de rétractation et de l'appel à la garantie dans le cadre de la vente à distance (Loi Chatel) et des réclamations ou appels pour obtenir la bonne exécution du contrat  (L.M.E.).

L' ARCEP a défini dans sa décision du 6 mai 2008 les catégories de N° pouvant être surtaxés; parmi ceux-ci figurent les N° Azur commençant par 081 et les N° Courts 3BPQ à palier tarifaire équivalent. 

Pour en savoir plus se reporter à la synthèse : 

Cette décision a provoqué beaucoup de questionnements car le tarif d'un N° Azur depuis un poste fixe est celui d'une communication locale : comment des Numéros tarifés au prix d'une communication locale peuvent ils être considérés comme surtaxés et leur emploi interdit dans les cas d'usage prévus par les lois Chatel et L.M.E ?

Plusieurs arguments expliquent cette qualification de N° surtaxé :

  • les appels vers ces N° Azur sont souvent tarifés hors forfait par les opérateurs mobiles contrairement aux communications normales
  • le niveau du tarif pratiqué sur ces numéros permet potentiellement un financement partiel des infrastructures de réception des appels de l'entreprise utilisatrice à l'opposé des communications normales
La Fédération Française des Télécoms a dès 2008 proposé à l'ARCEP la création d'un nouveau palier tarifaire pouvant répondre aux attentes des entreprises soumises aux lois de 2008 :

  • un palier non gratuit pour l'appelant mais moins cher que le tarif actuel Azur
  • sur des N° commençant par 081
  • qui auraient la qualification de N° non surtaxés
En l'absence de nouvelle décision du régulateur, les entreprises ont du choisir une des solutions disponibles sur le marché au moment de la date d'application des lois régissant le domaine : 1er juin 2008 pour la Loi Chatel et 1er janvier 2009 pour la L.M.E.

Ces solutions sont : 

  • les N° libre appel ou N° Vert (gratuits pour l'appelant depuis un poste fixe)
  • es N° de communications interpersonnelles fixes géographiques (01 à 05) ou non géographiques (09) **
Toutefois ces solutions ne donnent pas entière satisfaction au marché notamment en raison de l'impossibilité d'associer un N° Court à 4 chiffres largement utilisé par les grandes entreprises à un palier tarifaire de type communication interpersonnelle ou plus généralement à un palier non surtaxé mais non gratuit.

Les entreprises ont remonté leur insatisfaction par le biais des différentes fédérations, associations et syndicats qui les représentent et leur attente d'une solution pérenne de N° non surtaxé et non gratuit pour l'appelant parmi les N° Services à Valeur Ajoutée commençant par  08 ou N° à 4 chiffres de type 3BPQ.

De son côté, la Fédération Française des Télécoms a pris des engagements permettant d'aller dans le sens d'une amélioration de la confiance des consommateurs :

- communications vers les N° Vert décomptés des forfaits mobiles depuis le 1er avril 2009
- communications vers les N° Azur décomptés des forfaits mobiles à compter du 1er janvier 2010

Face aux attentes légitimes des consommateurs, à la volonté du législateur,  à la nécessité pour les entreprises de mettre en œuvre une solution pérenne d'accueil téléphonique et à la volonté des opérateurs de mettre à la disposition du marché des solutions répondant à cette problématique, l' ARCEP a lancé du 17 juillet dernier une consultation publique sur ce thème ouverte jusqu'au 11 septembre 2009


Orange Business Services invite les acteurs concernés à faire connaître leur position et leur attentes en répondant à cette consultation publique.

* télécharger le Communiqué interne de la Consultation Arcep en cliquant ici (NB: DOSSIER ARCEP)


27 juillet

utilisation personnelle de l'informatique au travail : un bilan bien plus sévère que prévu

share_docs.gifDénombrerait-on plus d'employés utilisant les applications personnelles au travail que ce que nous pensions au départ ? Des recherches récentes montrent que pratiquement la moitié de la bande passante au sein des environnements d'entreprise est utilisée par des applications personnelles, comme YouTube ou le partage de fichier en p2p. En effet, dans une étude récente, Palo Alto Networks, une start-up consacrée à la sécurité, affirme qu'en moyenne, 6 applications p2p ont été trouvées dans 92 % des organisations sondées dans une étude récente. Il alerte les entreprises sur le fait que cette situation est en train de leur échapper, et, indépendamment des coûts de bande passante que cela représente, cela pourrait faire bien plus de dégâts en termes de sécurité sur les organisations.

Il y a peu encore, Facebook, dont la popularité se propage à vitesse grand V, a été la victime d'une attaque d'hameçonnage (alias phishing), qui attirait les utilisateurs vers un faux site.Des utilisateurs de Facebook un peu ont été invités à cliquer sur un lien vers une page web, qui ressemblait à une page de connexion Facebook. Ces utilisateurs, un peu naïfs, se sont laissé prendre au piège. Cette page capturait en fait leurs informations une fois qu'ils avaient saisi leur nom d'utilisateur et leur mot de passe. Un virus - installé sur le PC de l'utilisateur - envoyait également une copie du message aux contacts du membre infecté. De telles attaques ont des conséquences non négligeables sur les entreprises, car la vie personnelle des employés est intimement mêlée à leur activité professionnelle. 

Afin de maintenir le contrôle sur la sécurité des applications et des postes de travail, les entreprises devront faire de sérieux efforts. L'analyste Gartner par exemple, prévoit qu'en 2011, 10 % de l'ensemble des coûts d'informatique seront attribués aux employés. Ces derniers n'hésiteront plus à acquérir leur propre matériel et à l'utiliser à des fins professionnelles, en particulier dans des situations où aucune politique claire n'a été définie. Il est également très probable que les employés personnalisent jusqu'à 90 % des outils technologiques qu'ils utilisent au travail d'ici 2015.

Toutefois, les applications grand public ne sont pas les seules failles de sécurité dans le dispositif des entreprises. Une étude menée par Forrester Consulting pour Veracode estime en effet que 62 % des entreprises ont subi des brèches de sécurité dans des applications majeures l'année dernière. L'étude lance un avertissement supplémentaire vis à vis des responsables des budgets dédiés à la sécurité des applicatifs, qui vont faire l'objet de pressions croissantes en vue de leur réduction, alors que 64 % des répondants avouent déjà avoir du mal à faire face à la situation avec les budgets existants.

21 juillet

la protection des données encore oubliée par de trop nombreuses entreprises

filtering.gifPricewaterhouseCoopers a publié un rapport concernant la sécurité des données, dont les résultats ne manquent pas d'intérêt. Il semble en effet que malgré les avertissements réguliers concernant la sécurisation des données, de nombreuses entreprises continuent de faire preuve d'une grande négligence à l'égard de leurs informations confidentielles. Plus précisément, les tests de piratage éthiques réalisés par PWC parviennent neuf fois sur dix à accéder à des informations hautement confidentielles.

Ce rapport avertit en outre que ce problème ne fera que s'aggraver, car les criminels organisés sont désormais les auteurs de la majorité des vols de données et des usurpations d'identité. De nombreuses entreprises sont exposées à ces risques, tout simplement parce qu'elles collaborent à l'international sans être dotées des protections adéquates, laissant ainsi leurs données à la merci de quiconque. Ces sociétés semblent croire encore que les pare-feu et protections de périmètre traditionnels suffisent à protéger leurs données, et ce malgré les avertissements émis depuis longtemps concernant l'inadaptabilité des sécurités de périmètre, par des groupes tels que le Jericho Forum.

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20 juillet

La virtualisation peu affectée par la crise mais nuages à l'horizon pour le cloud computing

internet_network.gifBien que le cloud computing (informatique dans les nuages) soit quelque peu à la mode et qu'il réponde bien au besoin de faire des économies pour les entreprises suffisamment courageuses pour repenser entièrement leur structure informatique, le choix de la virtualisation pourrait s'avérer plus judicieux pour l'avenir. Le cabinet conseil McKinsey va même plus loin et affirme que les économies permises par le cloud computing sont potentiellement inexistantes, et pire encore, que cette technologie serait en réalité plus coûteuse. Il considère que se concentrer sur la virtualisation des serveurs est à l'inverse la voie de l'avenir.

Selon ses chiffres, basés sur l'utilisation des services web d'Amazon, l'externalisation d'un centre de données d'entreprise classique vers un service de cloud computing porterait le coût total du fonctionnement du centre de données à 366 dollars par unité de calcul, contre 150 dollars par mois pour un data centre traditionnel. C'est là qu'intervient la virtualisation. McKinsey considère en effet que cette dernière peut permettre d'augmenter l'utilisation d'un serveur de 18 % et peut apporter jusqu'à 35 % d'amélioration, ce qui se traduirait par une baisse des coûts des fonctions du centre de données. Bien que McKinsey semble avoir occulté certains des avantages annexes du cloud computing, notamment la nécessité moindre d'une alimentation au bureau, il faut bien admettre que les chiffres ne trompent pas. La société d'analyse ajoute que les différents niveaux de coûts des services de cloud computing sont similaires à ceux constatés dans le secteur de la téléphonie mobile. En d'autres termes, vous payez au final plus cher au fournisseur de service que la valeur de l'appareil à terme.

Je ne considère cependant pas que le concept du cloud computing est inutile, mais simplement qu'il existe des économies déjà identifiables pouvant être réalisées grâce à l'augmentation de la virtualisation et qui permettent d'augmenter les taux d'utilisation de la capacité existante. Pour enterrer définitivement le cloud computing, il faudrait ignorer de nombreux arguments, comme l'augmentation du coût de capital pour les organisations qui investissent dans l'équipement informatique et les logiciels, contre les dépenses fixes et opérationnelles du modèle cloud. De mon point de vue, tous ces chiffres peuvent toujours s'accumuler, mais c'est une technologie dont il faut évaluer l'utilité au cas par cas.

Néanmoins, il est clair que la virtualisation n'est pas vraiment touchée par la récession. Le cabinet d'analyse Gartner estime que le marché de la zone EMEA pour la virtualisation a de grandes chances d'être « très solide » cette année et que les recettes des ventes de logiciels de cette région pourraient également augmenter de 55 % cette année. A l'échelle internationale, Gartner considère que les revenus générés par les logiciels de virtualisation augmenteront de 43 %, pour atteindre 2,7 milliards de dollars, contre 1,9 milliard de dollars l'année dernière.

Cependant, tout le monde ne chante pas aveuglément les louanges de la virtualisation. Jack Santos, analyste chez Burton Group, estime pour sa part que certaines organisations ignorent les risques de cette technologie en se focalisant uniquement sur ses avantages. Il souligne également que peu d'outils actuels de virtualisation intègrent un logiciel standard de gestion de centre de données, à l'image de Tivoli, et il s'attend à ce que cette situation perdure dans le temps. « Au stade actuel, il serait plus simple d'obtenir la paix au Moyen-Orient que de parvenir à ce que les fournisseurs envisagent d'acheter ce produit, » a-t-il déclaré à Techworld.

16 juillet

3g-ADSL : état de l'art de la technologie femtocells

mobile_phone.gifBien que la récession soit accusée de gangrener l'essor des femtocells, certains indicateurs émergent, suggérant que cette technologie est loin d'avoir raté le coche. Inévitablement, on a toujours l'impression que son déploiement en entreprise n'arrivera jamais, à mesure que les organisations réduisent les dépenses et renâclent de plus en plus à investir dans les technologies les plus modernes. Cela est bien compréhensible, car les applications en entreprise des femtocells restent peu claires et les problèmes relatifs à leur adéquation par rapport aux picocells et autres solutions de couverture en environnement intérieur restent sujets à débat. Néanmoins, le scénario imaginant que la technologie femtocell soit rangée dans un coin et oubliée dans un avenir proche ne semble pas sur le point de se produire.

Les analystes de ABI Research estiment que le ralentissement de l'essor des femtocells ne sera que temporaire et, bien que la société ait revu ses estimations à la baisse pour arriver juste en dessous de la barre du million d'expéditions cette année, l'analyste senior Aditya Kaul a constaté que les fournisseurs semblaient se préparer à une véritable explosion des ventes du produit, et considère que les femtocells restent une alternative séduisante : l'investissement qu'elles exigent peut être réalisé par étapes et avec des coûts d'entrée relativement faibles, et est par conséquent plus facile à justifier au sein du marché financier difficile.

D'autres éléments confirment le point de vue de ABI. Trois groupes industriels de communication mobile ont récemment annoncé s'être regroupés pour élaborer la première norme mondiale pour le déploiement et le développement de femtocells. Le 3GPP, le Femto Forum et le Broadband Forum ont publié une norme qui couvre l'architecture de réseau, la radio et les interférences, la sécurité, la gestion et l'approvisionnement des femtocells. On prévoit que la norme ouvrira la voie à une production à grande échelle de femtocells standardisées et permettra l'interopérabilité entre différents points d'accès de fournisseurs et des Femto Gateways. L'élimination des problèmes d'interopérabilité causés actuellement par les systèmes propriétaires sera une étape décisive dans l'introduction des femtocells dans l'entreprise.

En rejoignant le Femto Forum, Sony, Toshiba et Qualcomm ont également apporté leur pierre à l'édifice. Bien que principalement axé sur les applications destinées aux consommateurs, telle l'intégration des femtocells dans les télévisions et boîtiers Internet, cet élan contribuera à mieux faire connaître les femtocells et l'implication de Qualcomm va sans doute contraindre ce dernier à augmenter les volumes et réduire les coûts des puces, qui seront aussi dotées d'applications pour les entreprises.

15 juillet

les centres de contact IP vont continuer à investir en 2009

Bien qu'il y ait toutes les chances pour que la crise économique ait un impact considérable sur les budgets de produits téléphoniques des entreprises, certains chercheurs prédisent que cette année, les investissements dans les centres de contact IP (IPCC) pourraient aller à l'encontre de cette tendance. Par essence, ce type de technologies se prête bien aux impératifs de diminution de budget, et les entreprises intelligentes chercheront justement à réduire leurs coûts opérationnels. Néanmoins, tout n'est pas rose : un centre de contact IP exige toujours un investissement de départ très important, et si les fournisseurs seront certes prêts à tirer les prix vers le bas pour obtenir un contrat, les entreprises devront tout de même débourser une somme importante.

Selon Infonetics Research, 2008 a été une bonne année pour le marché des centres de contact IP. Cette société d'analyse révèle que les recettes de la fin 2008 ont augmenté de 37 % par rapport à l'année précédente, avec de nombreux fournisseurs affichant de bons chiffres de ventes. Cependant, la crise économique, qui s'étend à tous les secteurs, aura également un impact négatif aussi bien sur l'industrie des centres de contact IP que sur celle des communications unifiées, quoique moins sévère dans ces derniers cas. En outre, il ne faut pas oublier qu'après le temps du festin vient celui d'une digestion réfléchie et, avec plus d'un million de postes IPCC vendus dans le monde au premier semestre 2008, les capacités déjà existantes peuvent devenir un facteur important dans les nouvelles décisions d'achat.

Les entreprises essaient d'économiser à tout prix en fournissant un service plus efficace à leurs clients existants. Dans ce contexte, l'industrie des centres de contact IP, étroitement liée à celle du service client, sera donc sans doute moins exposée aux effets de la crise. Quoi qu'il en soit, nous n'assisterons pas forcément à une interruption totale des activités. Les analystes de Forrester prévoient que les investissements en termes de communication ne seront réduits que de 3 % cette année, et passeraient ainsi de 364 à 353 milliards de dollars en 2009. Par rapport à d'autres secteurs industriels, celui-ci est réellement privilégié.

8 juillet

Le haut débit mobile toujours en plein essor, selon Informa

mobile_phone.gifUne étude récente réalisée par la société d'analyse Informa révèle l'importance actuelle du haut débit mobile. Ce rapport estime qu'il existe 186 millions d'abonnés au haut débit mobile dans le monde, ce qui représente une augmentation considérable de 84 % en une seule année, depuis les 101 millions de la fin de l'année 2007. L'auteur, Mike Roberts, considère que cette croissance va se poursuivre sans relâche jusqu'en 2013, les abonnés représenteront alors un tiers de l'ensemble des utilisateurs mobiles.

Comment expliquer cette extraordinaire croissance ? Son origine réside en partie dans la demande insatisfaite engendrée par l'arrivée des tarifs fixes, des nouveaux appareils orientés données et de la couverture étendue des réseaux de haut débit mobile, tel HSPA. Selon M. Roberts : « Les services de haut débit mobile à taux fixe avec une couverture étendue et les nouveaux appareils tels que les modems USB et l'iPhone 3 G ont un succès considérable, et ont fait du haut débit mobile l'une des opportunités stratégiques et commerciales les plus importantes sur les marchés convergents du mobile et du haut débit. »

Ce rapport indique en outre que le nombre de réseaux de haut débit mobile commercial s'élève à 400 dans le monde. Les Etats-Unis, le Japon et la Corée ont représenté les marchés de croissance de haut débit mobile les plus importants en 2008 et forment ensemble la majorité des abonnés à la fin de l'année. Il ne s'agit cependant pas d'un phénomène isolé : Informa prédit que la Chine sera le second marché de haut débit mobile le plus important en 2013, l'Inde tenant la quatrième place.

Bien que la crise économique n'ait qu'un impact limité sur l'essor des services de haut débit mobile (qui sont déjà bien moins chers que les services de données mobiles existants), Informa estime que la migration vers les réseaux mobiles de la prochaine génération, comme le LTE, en sera affectée.

« Indubitablement, la récession économique retardera le déploiement du LTE. Certains des opérateurs les plus importants expliquent par ailleurs que la crise est la raison principale qui les contraint à reporter les dates de lancement du LTE à 2011-2012, » explique M. Roberts. « De nombreux opérateurs sont également en train de réaliser que les améliorations du HSPA et du HSPA+ devraient répondre à leurs besoins pour les prochaines années, et seront bien moins coûteuses que de lancer le LTE. Le résultat de tout cela est que le nombre d'abonnés LTE ne décollera pas avant la fin 2013. »

Il semble donc que le haut débit mobile ait envoûté l'imagination du public et soit probablement sur le point de jouer un rôle important dans l'ensemble des produits de haut débit dans un avenir proche. En tout cas moi, j'y crois.

8 juillet

La crise ? Quelle crise ?!

factory.gifAlors que la plupart des analystes ont été optimistes en prévoyant une bonne croissance du marché de l'informatique cette année, toutefois légèrement mitigée par la récente tempête financière, IDC se montre plus réservée. La société pense que le marché de l'informatique en Europe occidentale, qui a connu une augmentation de 4 % au cours de 2008, passera à 1 % de croissance en 2009, soit 3 % de moins que les prévisions effectuées avant la crise. De même, les États-Unis verront leur croissance passer de 4 à 1 % dans ce domaine.

Alors que l'avenir des fournisseurs de matériel pourrait s'avérer sombre en Europe occidentale, IDC prévoit pour les marchés émergents de l'Europe de l'Est, du Moyen-Orient et de l'Afrique une croissance forte de 9 %, contre une prévision de 14 % avant la crise. 

Le matériel sera l'un des principaux domaines touchés par la réduction des budgets informatiques. IDC prévoit que les « dépenses discrétionnaires de matériel informatique » seront reportées dans la mesure du possible. En d'autres termes, tant que le matériel fonctionnera, il sera utilisé. Alors que le prolongement de la durée de vie des ordinateurs et des serveurs peut effectivement s'avérer payant, les sociétés devront toutefois évaluer de manière approfondie la consommation énergétique de leur ancien équipement par rapport à de nouveaux appareils économes en énergie. À long terme, l'utilisation d'appareils anciens pourrait en effet s'avérer une fausse économie. 

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