22 septembre
définir une stratégie "GREEN IT" gagnante en 3 étapes
Phase 1 : les problématiques immédiates sur lesquelles les entreprises doivent se concentrer sont les suivantes :
1. principes de conception des installations de centres de données
2. technologies de refroidissement évoluées, telles que le refroidissement à
eau d'IBM présenté dans cette vidéo
3. utilisation de logiciels de modélisation et de surveillance
4. technologies de virtualisation pour la consolidation des serveurs, qui selon
VMware
pourraient permettre aux entreprise d'économiser 80 % de leurs coûts en
énergie
5. conception des processeurs et efficacité des serveurs
6. gestion de l'énergie pour l'environnement de travail
7. gestion intégrée de l'énergie pour l'environnement logiciel
8. production combinée de chaleur et d'électricité, permettant aux sociétés
d'utiliser la chaleur générée par l'électricité et habituellement gaspillée,
comme l'explique Greenpeace
Phase 2 : la phase à moyen terme du plan proposé doit s'axer sur les deux à cinq prochaines années, lorsque de nombreuses technologies vertes auront atteint leur maturité et que les entreprises pourront s'appuyer sur les résultats obtenus en phase 1. Les thèmes à prendre en considération sont les suivants :
1. achat de produits informatiques écologiques, déjà pratiqué par l'Union
Européenne
2. programmes de gestion du cycle de vie des actifs écologiques
3. étiquetage environnemental des serveurs et autres équipements
4. visioconférence : citons comme exemple la téléprésence qui, selon une
étude de Wainhouse Research, a
permis à Cisco d'économiser 103 millions de dollars de frais de déplacement
5. changement de comportement des individus
6. comptabilité informatique tenant compte de l'aspect environnemental
7. législation axée sur l'écologie pour les centres de données
8. programmes de responsabilité sociale des entreprises (RSE) et des TI
Phase 3 : à long terme, les stratégies d'informatique
écologique des entreprises doivent englober :
1. la compensation carbone et échange des émissions de carbone, dont le montant
s'est élevé à 64 milliards de dollars en 2007 selon
2. le recyclage de la chaleur produite par les centres de données, auquel
répond le projet mis en place par Intel
3. les sources d'énergie alternatives
4. l'efficacité des logiciels
5. la conception de bâtiments écologiques
6. une législation axée sur l'écologie
7. une rétrofacturation tenant compte des aspects écologiques

Gartner est victime du syndrome des 2% (http://www.greenit.fr/article/acteurs/le-syndrome-des-2) qui consiste à se concentrer uniquement sur l'empreinte de l'informatique (et des TIC au sens large) plutôt que sur l'effet de levier positif des TIC sur l'environnement.
Selon le rapport Smart 2020, les TIC peuvent réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) de l'humanité de 15% (c'est énorme) alors qu'ils ne sont responsables que de 3% des émissions de GES.
Gartner est également victime du lavage de cerveau (greenwashing) des gros acteurs informatiques qui veulent nous faire croire que le principal problème environnemental est le réchauffement climatique (induit par l'augmentation du CO2 dans l'atmosphère à cause de la combustion d'énergies fossiles). Les analystes de Gartner oublient que la biodiversité s'écroule. Qu'elle est tout aussi indispensable à la survie de l'humanité. Et que l'urgence est la même que pour le réchauffement climatique. Cependant les économies d'énergie se traduisent par des économies financières tandis que le retour sur investissement d'actions visant à réduire ses déchets et les pollutions liées sont beaucoup plus hypothétiques et à bcp plus long terme.
Arrêtons d'appeler Green IT des mesures qui visent à 99% à réduire les coûts opérationnels et dont l'opportune conséquence est une diminution des émissions de GES. La crise écologique est réelle. Le potentiel des TIC pour la résoudre est réel aussi. Mais il faudra plus que de l'opportunisme à court terme pour le réaliser...