
Les
technologies peuvent-elles sauver la planète ?
Telle est la
question ambitieuse à laquelle se sont attachés les participants de ce débat au
Webdeuxconnect 2009 qui a eu lieu - sous le patronage d'Orange - à l'Usine, à
la plaine Saint Denis ce Samedi 10 Octobre 2009.
Participants :
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Adobe :
Lionel Lemoine
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Ijenko :
Serge Subiron
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Orange :
Marc Fossier
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Verteego :
Jérémy Fain (cofondateur de Verteego)
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Animateur :
David Dornbusch : clean Tuesday
Les technologies peuvent-elles
contribuer à la sauvegarde de la planète ?
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Le
pdf a été créé pour remplacer le papier et réduire l'usage du papier. Une fois
dématérialisé, le pdf permet d'éviter de transporter le document, pour limiter
l'impact carbone. Le sujet sur lequel Adobe est moins connu, ce sont les outils
pour automatiser les procédures, toujours au travers du format pdf. Le dernier
sujet ce sont les solutions de conférence à distance (voir connectnow, sur http://adobe.com au travers.
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Ijenko
est basé sur le Green IT et fournit les outils de mesure de l'empreinte
carbone, non seulement en CO2 mais aussi en €. Et le but est d'accompagner pour
agir. Que peut-on faire au quotidien pour faire des économies et diminuer notre
empreinte carbone. Le résidentiel représente environ 1.8 tonnes equivalent
carbone. L'enjeu est important. Les technologies déployées dans la maison sont
des technologies basse consommation, les objets communicants sont aussi basse
consommation.
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Orange
a la chance - selon Marc Fossier - de réduire l'empreinte carbone par les
produits et services qu'elle diffuse. Mais Orange est aussi une entreprise
responsable qui travaille à réduire sa propre empreinte carbone. En Afrique,
Orange déploie des panneaux solaires pour alimenter ses stations de base.
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Verteego : Green IT et IT for Green ne sont
pas opposable. Beaucoup de societies
de clean tech n'ont pas de politique internes de responsabilité societal. Ce
qu'il faut regarder c'est la dynamique. C'est l'affaire ENRON qui aurait été
selon Verteego à l'origine de cette prise de conscience, et on prend en compte
des écogestes dans un monde où le baril sera peut-être à 400$.
La France est-elle en
retard ?
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La
société 123 a été introduite aux US en bourse et ils n'existaient pas il y a
quelques années. Ils fabriquent des batteries. En France il n'y aurait pas de
startups Green qui feraient plus de 4 M€ de CA. Que faire pour que la France
rentre dans ce wagon ?
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Orange :
travaille déjà avec des startups. Les Orange Labs montent des partenariats. Ce
que Marc Fossier attend c'est la rupture des écosystèmes traditionnels. Le
télétravail ne se développe pas à cause des habitudes. Le télétravail oblige à
manager par objectifs ce que beaucoup ne savent pas faire. LMes startups qui
ont des business models en rupture devraient pouvoir casser ça. Orange a besoin
de tous les acteurs de cet écosytème pour que tous les acteurs se mettent au
travail
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Verteego :
Les grands groupes ne sont pas frileux face aux startups. Nous travaillons avec
une société du groupe Safran. Ils ont compris que si le pétrole était élevé à
nouveau, ils devraient s'adapater. Mais en proportion de ses ressources, la
grosse entreprise ne met que peut de % de ses ressources (0.001%) par rapport à
15% environ pour la startup. La doléance c'est que malgré ce qui se dit sur al
relance verte, il y a des entreprises qui ne voient pas les immenses
opportunités qui sont générés par ce business. L'argument de dire que les
ventes ne décollent pas à cause de la demande est faux, il faut faire un
marketing de l'offre
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Adobe :
Adobe a racheté Macromedia et ça se ressent sur nos produits aujourd'hui.
Exemple des produits de conférence à distance : Une startup n'a pas
vocation à prendre des événements. Produit par produit nous avons développé une
offre entièrement gratuite pour les jeunes pousses. Dont un outil de
webconferencing (voir http://acrobat.com). C'est pas seulement Green, ça fait gagner du
temps aux gens. Pour bouleverser les lignes, il faut se remettre en question.
L'événement externe du risque de pandémie fait que les remises en question se
sont faites. Avec les petites entreprises, on a une approche open source, ce
qui a un impact sur le travail avec les startups, qui leur permet d'inventer
des choses que l'on n'avait pas forcément prévues
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Ijenko :
Je n'aime pas les termes de bulle (cleantech
par exemple). L'Internet a déjà rendu le monde plat. C'est un univers
fantastique pour arriver à agir au quotidien ; le sujet n'est pas un sujet
macro. Mon ancienne startup est devenue un grand groupe (Cisco) Ce que nous faisons est basé sur de vraies
valeurs et non sur une valeur de mode. Si on travaille sur la mode, on a tous
perdu. En tant qu'ancien Cisco, je pensais avoir accès facilement aux grands
groupes, mais il y a un manque de vision. On peut imaginer qu'on va tout faire
soi même mais en fait le sujet c'est de ne pas créer des silos et d'enfermer
consommateurs et entreprises dans des systèmes fermés.
Devrons nous faire des
sacrifices et entrer - probablement - dans la décroissance ?
Doit on encore
croire aux technologies ou doit-on entrer dans la décroissance, plus ou moins
forte, alors qu'avec la sortie du film de Nicolat Hulot, même les plus
sceptiques semblent attirés par la décroissance.
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Orange :
Marc Fossier pense que la question sur la croissance est mal posée car on voit
toujours un lien fort entre croissance et ressources naturelles. C'est parce
qu'il faut repositionner la croissance en y remettant l'intangible (la culture,
le bien-être etc.). Sur les principales urgences qui sont les divisions par 4.
1.4M de tonnes pour les telecoms c'est impressionnant, mais pour Orange c'est
seulement 5kg de CO2 par personne et par an. La question c'est qu'il faut
attaquer les véritables sources de CO2 principales et se focaliser sur les
priorités (bâtiments, cycles industriels, ...). Le désaccord que j'ai avec N
Hulot c'est que la croissance doit se faire dans l'immatériel.
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Verteego :
Le décor est posé par Marc. Mais le Green Tech ne peut pas être une mode comme
dit Serge. Il y a consensus scientifique, avant on se battait au bureau sur ce
sujet, plus maintenant. Mais ce n'est pas seulement un sujet de météorologie.
Je ne pense pas que la solution viendra de la technologie. Les députés pensent
que ce sont les technologies, l'homme de la rue pense que le salut vient des
changements de comportement. Ce sont les comportements qui doivent changer. Le
titre de N Hulot est bien choisi, Le
syndrome du Titanic. On a créé un modèle occidental qu'on interdit aux pays
émergents. La solution sera la sensibilisation et cela se fera par les
comportements. Les bonus des dirigeants devraient être indexés sur les
réductions de CO2.
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Ijenko :
Le pb n'est pas de s'engager mais de savoir comment on le fait. Monsieur tout
le monde peut changer son comportement, mais on m'aurait poser la question,
j'aurais dit la technologie et les
comportements. Quels sont les écogestes que nous pouvons adopter pour que les
choses changent au quotidien. Ijenko va utiliser les technos pour aider les
gens à changer leurs comportements.
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Adobe :
Je suis optimiste 1° parce qu'on n'a pas le choix. 2° c'est que toutes les
technologies sont déjà là. Il y a un gap énorme entre les choses qui peuvent
apporter du confort et celles qui sont utilisées. Il y a peu on a interrogé
3000 professionnels pour leur demander comment ils collaboraient en interne et
en externe. Les principales réponses c'était : téléphone et email.
Vidéoconférence, seulemenyt 15%. La wenconférence, on tournait autour de 2%. Et
pourtant la webconférence ça existe depuis 10 ans mais les habitudes ont la vie
dure. Il y a des industriels qui sont réfractaires au changement. Beaucoup de
choses existent graphiquement et on a largement de quoi faire moins de CO2.
Mais le pb ce n'est pas la décroissance, c'est de faire plus avec autant. Tout
est déjà là, il faut l'utiliser. Dans un ancien job, chez Macromedia, je
travaillais à Velizy. Un rdv sur 2 je le faisais en web conférence, mais pas
pour des raisons vertes, simplement parce que j'en faisais plus et en fin de
compte je passais plus de temps avec ma famille. Et ceci d'autant plus qu'à
Velizy il n'y a pas de transports en commun. Il faut arrêter de croire que
chacun dans son coin on peut avoir la meilleure idée du monde. Il y a une
multitude de startups qui ont des idées mais qui ne peuvent pas tout
réinventer. Le principal frein qu'on aura c'est ce changement des habitudes,
mais les contraintes externes sont souvent un moteur de changement et des
solutions existent déjà.
Q&R
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Q :
des startups font leur business sur l'écologie c'est compréhensible, j'ai plus
de mal avec Adobe. Quand je regarde votre page web je ne vois pas le discours
que vous avez donné et qui semble sortir de la boîte ? Est-ce dy
Green-wahing ?
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R :
je n'ai pas vu le film (L Lemoine), mais comme on parle de Green IT du matin au
soir, au bout d'un moment ça devient un terme marketing et l'amalgame devient
très facile. Notre but est bien de vendre des logiciels, mais quand nous avons
une démarche sincère nous essayons de la mettre en œuvre. Nous sommes sûrs que
80% des gens n'ont pas besoin d'autre chose que la version gratuite. On vend
aux entreprises et les grandes, des solutions pour les réunions à 3-4 ou en
événementiel. C'est de la démarche classique Internet, on commence par du
gratuit et on évolue vers du premium. Ceci permet d'amortir l'investissement.
La volumétrie du papier dans les entreprises US : 1 Trillion de papiers
par an qui sortent des imprimantes. Si seulement 10-20% de cette masse restait
en électronique on aurait déjà contribué. D'autant plus que le seul domain où
on a encore besoin de papier blanc c'est pour le papier d'imprimante.
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Q :
vous n'avez pas parlé du tri. La technologie peut elle changer les
choses ?
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R :
MF : un point m'a laissé mal à l'aise dans le fim de N Hulot c'est son
côté global qui remet beaucoup d'enjeux de société et le problème c'est
« que faisons nous demain ? ». Orange a financé mais pas produit
ce film. C'est l'opinion de l'auteur. Son film, il s'n défend, ce n'est pas une
recette, c'est un cri. Chacun en prend pour son grade. Il y a une scène sur les
déchets qui est assez prenante : file de SDF et en contre-champ, une file
de gens dans des couvertures qui attendent dans une file d'attente pour acheter
l'iPhone à Tokyo. Le principal objet sur lequel Orange est mobilisé ce sont les
mobiles. C'est l'objet le plus répandu. On en a dans nos tirois. Le problème
c'est la collecte. Les 2 façons de faire bouger les choses, c'est la carotte et
le bâton et il faut les 2. Il faut montrer qu'on peut faire du business
différemment.
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