économie des télécoms

2 février

les technologies à adopter en 2010*

* note écrite sous la direction de l'équipe éditoriale d'Orange Business Services

S PROXY.gifLa fin d'année est propice aux bilans et aux nouvelles perspectives. Le cabinet d'étude Gartner a donc concocté une liste des 10 technologies à « surveiller » en 2010. Leur potentiel semble confirmé au-delà d'un « effet de mode » et les entreprises devraient les adopter à moyen ou long terme.  Dans ce « Top 10 », certaines technologies se maintiennent au classement et confirment leur attractivité, d'autres en sortent... Quelques-unes encore se sont perfectionnées !

1.    Le « cloud computing » a tenu la vedette dans la presse spécialisée durant toute l'année 2009. Cette technologie, qui permet la mutualisation des capacités de calcul des ordinateurs et serveurs du monde entier, est désormais tête de liste.
pour en savoir plus :

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7 janvier

la dématérialisation au secours du développement durable ?


environment_protection.gifEn mai 2009, Syntec* annonçait la publication d'un « Livre Vert » en 10 tomes sur le développement durable. Chacun des volets de cette saga, publiés à raison d'un par trimestre, détaillera le fruit des réflexions de la Commission développement durable de Syntec (créée en 2007) dans un domaine particulier : télétravail, écoconception, optimisation des processus métier ou encore comptabilité carbone, etc.

Le 1er volume, paru en octobre, se veut résolument pratique et concret. Son thème ? La dématérialisation.
Ce rapport fait le point, en une 30aine de pages, sur les bénéfices de la dématérialisation en matière d'empreinte carbone... mais aussi (et c'est important de le noter) sur ses limites !

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9 décembre

le Cloud Computing boosté par la crise ?

nuage.jpgDepuis le début de l'année, le Cloud Computing fait l'objet d'innombrables articles dans la presse spécialisée, mais aussi généraliste. Pas une seule semaine ne s'écoule désormais sans qu'un constructeur ou un fournisseur n'annonce une offre de Cloud Computing... ( pour ceux que ça intéresse : voir l'offre flexible computing d'Orange Business Services)

Pour rappel, cette nouvelle tendance permet aux entreprises de ne plus être propriétaires de leur infrastructure informatique mais d'accéder par internet à toutes sortes de services et ressources moins coûteux.

 

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4 décembre

Quand le Wi-Fi squatte les fréquences TV, quel bénéfice pour les entreprises et l'économie en général ?

Avec la généralisation de la télévision numérique, toute une gamme de fréquences hertziennes jusque-là utilisées pour la diffusion des chaînes analogiques se trouve libérée. C'est ce qu'on appelle le « dividende numérique ». Ces fréquences supplémentaires pourraient être mises à profit pour favoriser à la croissance du marché des télécommunications et amoindrir le coût de l'accès à l'internet sans fil à large bande pour les entreprises. En permettant de couvrir l'ensemble d'un territoire en réseaux très haut débit fixe et mobile, le dividende numérique devrait accroître la compétitivité des entreprises et des territoires. Très logiquement, les autorités publiques de chaque côté de l'Atlantique travaillent désormais à concrétiser le potentiel du dividende numérique en termes de développement économique et de croissance. 

tv-onde.jpgAux Etats-Unis, la FCC (Federal Communications Commission, organisme régulateur) a été appelée à trancher sur l'attribution de ces fréquences très convoitées. Situées dans une bande de spectre plus basse (150 700 MHz), elles sont plus attractives techniquement que les fréquences plus élevées, utilisées par exemple pour la téléphonie mobile. Elles permettent une vitesse de transmission bien supérieure, s'atténuent moins rapidement avec la distance, pénètrent plus facilement dans les bâtiments... Avec de telles caractéristiques, les fréquences du dividende numérique peuvent garantir des services de qualité... pour un coût moindre puisque le nombre d'émetteurs nécessaires est réduit. De quoi favoriser la compétitivité numérique des entreprises ! Rapidement sur les rangs, différents acteurs du Net (Google, Intel, Motorola, HP, Dell, etc.) ont préconisé l'utilisation de ces fréquences pour mettre en place un réseau internet sans fil.

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24 novembre

La ruée chinoise des producteurs d'écrans plats

note : article écrit en collaboration avec La Tribune par Pascal Boulard, auteur du blog initié de la Tribune, dont Orange Business Services est le sponsor officiel



Thumbnail image for samsung_logo.jpgLe potentiel de croissance du marché chinois attire les acteurs japonais, coréens et taiwanais du secteur. Les vieilles lignes de production peuvent y trouver une seconde vie mais les investissements directs vont être importants.

Les  producteurs coréens et japonais d'écrans plats vont progressivement augmenter leur production d'écrans dit à rétro-éclairage LED, plus efficaces, plus économes en énergie et plus jolis que les écrans à LCD traditionnels. Si Samsung a pris l'initiative de ce mouvement, il va avoir de nombreux imitateurs. D'ici à la fin de l'année, Sharp va inaugurer son usine du port de Sakaï, près d'Osaka. Le groupe a passé un accord de partenariat et d'échange technologique avec Sony. Il est maintenant certain de pouvoir compter sur des livraisons en masse. D'autres acteurs vont aussi foncer sur le segment de marché des LED. Ces écrans coûtent pour l'instant plus cher à construire que les écrans LCD traditionnels mais ils devraient régulièrement devenir moins onéreux (loi d'Haitz). Les producteurs ont maintenant une question à régler : que faire des usines LCD qui vont devenir obsolètes, notamment les lignes de production de petits écrans ?

Les transférer en Chine semble la réponse évidente. En dépit de la crise économique, le marché progresse toujours. Selon le cabinet d'étude DisplayResearch, les ventes d'écrans plats LCD devrait atteindre 23,6 millions d'unité cette année, soit 76% de plus qu'en 2008. Le gouvernement chinois a tenté de mettre sur pied un mécanisme de subvention pour permettre aux ménages modestes de s'offrir une télévision moderne mais cela n'a pas vraiment fonctionné. Dans les petits villages, on semble préférer les écrans cathodiques car ils peuvent, le cas échéant, être plus facilement réparés. Cette situation pourrait évoluer avec les transferts de technologie japonaise, coréenne, voire taiwanaise.

Toshiba a tiré le premier en établissant un joint venture avec une société chinoise pour produire des petits et moyens écrans. Toshiba Mobile Display, une filiale du groupe japonais, s'est allié au chinois Greentech group et à une société d'investissement de Hong Kong. Toshiba Mobile Display possédera 20% de la nouvelle société, le niveau final étant déterminé par la valeur des actifs transférés. Sharp, qui vient de fermer son usine N°1 de Kameyama, cherche également un partenaire chinois.

En Corée du Sud, LG Display a pris les devants en annonçant la signature d'un accord cadre avec le gouvernement de Guanhgzhou pour construire une usine dite de huitième génération destinée à la production d'écrans de 50 pouces. Cela sera sa troisième usine en Chine. Il est en négociation active avec le chinois TPV Technology. Samsung ne sera pas en reste. Le groupe a indiqué dans un de ses rapports annuels qu'il avait l'intention de construire une nouvelle usine en Chine. On parle d'un investissement de plus de 2 milliards d'euros pour une usine fort moderne de onzième génération. Enfin, le taiwanais Chi Mei a prévu lui aussi un investissement conséquent pour une usine de huitième génération.

Ces unités devraient rentrer en production pendant le deuxième semestre 2011 avec, pour conséquences, une possible contraction des marges en 2012.

 

LED vs LCD, le match

Un écran LCD (« liquid crystal display ») est loin d'être efficace pour gérer la source lumineuse car la« cellule » d'un écran LCD ne produit pas de la lumière : elle filtre une source lumineuse arrière pour la transformer en image. Dans ce processus, seulement 5% de la lumière sont transformés, les autres 95% sont dissipés. Or, la source lumineuse arrière représente environ 40% du coût de production d'un écran LCD.

Le principal défi pour les producteurs d'écrans est d'obtenir un bon contraste entre les noirs et les blancs. Le meilleur moyen d'y parvenir ? Avoir de très bons noirs, mais c'est plutôt difficile avec les vieux écrans LCD. La source lumineuse, fourni par une lampe fluorescente, (cold cathode fluorescent lamp, CCFL) , n'est pas modulable du tout : elle est soit allumée, soit éteinte.

Avec l'emploi des diodes électroluminescentes (LED), l'efficacité et le contraste sont meilleurs. La LED est placée soit directement derrière la cellule LCD, soit sur le bord de l'écran. Dans ces cas, la source lumineuse est transférée par une sorte de tunnel. De plus, l'intensité lumineuse est modulée en fonction de l'image inscrite sur l'écran. Une vidéo sombre consomme moins de lumière, donc moins d'énergie.

17 novembre

Younghee Lee, Lady Marketing des téléphones Samsung

samsung_logo.jpg
note : article écrit en collaboration avec La Tribune par Pascal Boulard, auteur du blog initié de la Tribune, dont Orange Business Services est le sponsor officiel

Lorsqu'elle s'installe à la table de l'hôtel Meurice pour un petit-déjeuner, Younghee Lee aime goûter à tout. La nouvelle directrice marketing de la branche téléphonie de Samsung adore tester les nouveautés, les saveurs classiques, les saveurs modernes.

Après tout, ne sont-elles pas le reflet des goûts d'une population, de ses attentes, de sa propension à se faire plaisir ? Il est vrai que la table de Yannick Alléno est engageante et qu'il est difficile de résister à son inventivité. Et là, Younghee Lee, Miss Lee, comme on l'appelle chez Samsung France, a trouvé l'espace d'un matin le miroir de sa rigueur et de sa créativité. La cuisine de Yannick Alléno c'est d'abord une connaissance parfaite des bons produits puis un assemblage qui tient plus du jazz que de la musique de chambre. Les téléphones de Samsung ? De la rigueur dans le choix des composants et un assemblage qui va coller aux goûts de celui ou de celle qui va l'acheter, n'importe où sur la planète.

Miss Lee est la première femme à briser le plafond de verre chez Samsung et à atteindre un poste aussi important. Elle se refuse à porter les sombres tenues d'executive woman, moches et insipides, que la gent féminine se doit d'arborer dans les grandes firmes sud-coréennes. Younghee Lee, aime les couleurs, les beaux habits, le chic, le style, la classe, et bousculer les pratiques courantes. «J'adore Yves Saint-Laurent et sa mode féminine, affirme-t-elle. J'ai un corps relativement petit et j'ai la chance de pouvoir me glisser dans les vêtements sans avoir besoin d'ajustement. J'aime aussi Gucci pour son look moderne et avant-garde, et Valentino pour ses robes de soirée. Parfois, une femme a besoin de glamour ». Sa garde-robe quotidienne ? Elle la choisit « en suivant le protocole TPO : Time, Place, Occasion. On doit être smart pour choisir ses habits. Cela dépend du moment de la journée et qui on va rencontrer ». Elle ne dédaigne pas les jeans pour rencontrer ses amis.

Cette énergie, iconoclaste pour les business women sud-coréenne, tombe à point nommé chez Samsung . Lors du dernier Mobile World Congress de Barcelone, qui a réuni la fine fleur de l'industrie, le géant Sud-coréen n'a pas hésité à promettre des gains de parts de marché alors que le secteur de la téléphonie devrait subir une contraction d'au moins 10% en 2009.

Pour gagner son pari, Samsung a besoin d'une gamme complète de produits, «mais nous avons surtout besoin de bien connaître le consommateur, assure Miss Lee. C'est le point le plus important. Tous les fabricants sont capables de produire des téléphones utilisant le dernier cri de la technologie mais cela ne veut pas dire qu'ils se vendront bien. Le marché ne se définit pas par une seule compétition de technologie ou de fonctionnalités. Il faut absolument connaître les besoins et les désirs du consommateur. Et être capable de les représenter avec un téléphone ». Elle ne laisse rien au hasard. L'année dernière, ses prestataires de services ont conduit 25.000 interviews de clients.

Elle a appris cette rigueur au fil du temps. Younghee Lee est membre de cette caste de jeunes cadres sud-coréens qui partent à l'assaut du monde occidental après leurs études. Dans son cas, après une licence es lettres de l'université de Yonsei obtenu en 1983, elle prend la direction des Etats-Unis. La Northwestern University l'accueille. En 1989, elle y décroche un mastère en science de la publicité de la Medill Scholl of Journalism.

Pendant 2 ans, elle travaille chez l'agence de publicité Leo Burnett, d'abord à Chicago puis à Séoul. Cependant, le travail ne lui convient pas. « Il faut faire des compromis en permanence et j'étais trop jeune pour l'accepter, se souvient-elle. J'ai donc décidé de devenir client des agences de pub ». Unilever l'embauche pour la Corée. Elle y apprend les bases solides du marketing : la recherche client, le positionnement des produits, la faisabilité d'un lancement. Elle sillonne l'Asie pour Unilever et aide à positionner des marques comme Lipton.

Après 6 ans et demi de bons et loyaux services, elle est remarquée par l'Oréal. A l'époque, le groupe français est numéro 1 en Corée pour Lancôme, possède une bonne place pour Helena Rubinstein et a positionné Biotherm comme une marque de luxe. En revanche, les marques grand public sont à la traîne (Maybeline, Garnier) et Vichy et La Roche-Posay ne sont pas présente sur le marché.

L'Oréal propose à Miss Lee de faire le saut, de conserver une casquette marketing mais de lancer un véritable business. « Cela m'a tout de suite plu, confie-t-elle. J'ai lancé Vichy dans les pharmacie coréenne et La Roche-Posay dans les cliniques dermatologiques ». Les pharmaciens coréens ne savent pas vendre des cosmétiques ? Qu'à cela ne tienne. Elle se débrouille pour les former. Incidemment, L'Oréal lui permettra de passer un MBA à l'Insead (2001).

Ses succès sont remarqués par Samsung qui la contacte pour ses produits blancs. Elle refuse mais le géant sud-coréen revient à la charge pendant un an. Finalement, elle accepte en juillet 2007 et prend la responsabilité mondiale du marketing des téléphones portables. Elle compte appliquer ce qu'elle a appris ailleurs en capitalisant sur ses atouts. « Je suis coréenne mais je m'intéresse aux cultures du monde entier, assure Miss Lee. C'est mon propre avantage compétitif. J'adore cuisiner le week-end mais comme je n'en ai pas souvent le loisir, j'ai demandé à mon mari de prendre des cours de cuisine. Il connaît maintenant la cuisine italienne. Son prochain cours sera sur la cuisine française. Grâce à mon travail chez L'Oréal, j'ai appris à apprécier le vin français pendant les repas ». Délégation des tâches, opportunité d'apprendre autre chose et mise en perspective des différences culturelles s'inscrivent parfaitement dans la stratégie de Samsung. Car si l'approvisionnement en composants et la maîtrise de la chaîne logistique sont des points cruciaux pour s'imposer dans les téléphones portables, cela ne suffit plus car le cycle de vie des produits s'est considérablement accéléré. « Il y a trois ans, la technologie évoluait rapidement mais une gamme de produit pouvait durer trois ans, précise-t-elle. Aujourd'hui, la durée de vie d'un produit est de trois mois ». Et sur cette accélération est venue se coller la crise économique.

Autant dire qu'il faut regarder la réputation de la marque Samsung comme le lait sur le feu et faire attention aux changements de goût des clients. « Les fabricants ne contrôlent plus le choix des clients comme autrefois, note Miss Lee. Ils ne peuvent que suivre les évolutions de tendance en conservant une bonne charge émotionnelle dans leur produit ».

Elle avoue posséder un système de traçabilité et d'évaluation de ses campagnes marketing très performant. Mais il resterait inefficace sans la qualité, le style et le message véhiculé par les téléphones Samsung. « Nos designers ont beaucoup de talents et ils s'efforcent de ne pas manquer les grandes tendances en matière de style, précise Miss Lee. Ils se déplacent dans le monde entier pour visiter des musées, des expositions d'architectures, des défilés de mode et les nouveaux restaurants ». Et elle, le fait-elle ? Bien sûr, dès qu'elle le peut, mais « j'ai moins le temps depuis que j'ai rejoint Samsung », soupire-t-elle. C'est peut-être le seul regret suscité par son nouveau job. Elle a suffisamment de corde à son arc pour s'en consoler. Ainsi, elle adore la musique, un héritage familial puisque son père est musicologue, son frère aîné joue de la flûte et sa sœur est pianiste professionnelle. « J'avoue avoir des goûts éclectiques et, de temps en temps, j'aime écouter Mama Mia, confie Miss Lee. C'est excellent pour la forme ».

Son secret est surtout d'être bien dans sa peau et d'aimer ce qui est beau : « La beauté se décline en trois dimensions. Il y a certes l'apparence extérieure mais aussi la beauté intérieure et la manière de s'adresser aux autres. Pour le mettre en pratique, j'essaye toujours de bien m'habiller mais aussi d'être à l'aise dans mon environnement. La communication est sans doute le facteur le plus important de ma trilogie sur la beauté. Et pour le coté spirituel, je joue du piano chaque fois que j'ai un peu de temps. Et bien sûr, je dévore les magazines de mode et de décoration intérieure ».

Miss Lee est aujourd'hui un exemple pour les jeunes femmes coréennes qui débutent une carrière professionnelle. Quand elle était petite, elle n'aurait jamais imaginé la sienne. « J'étais première de l'école sur 500 élèves, explique-t-elle. Je voulais faire plaisir à mes parents et c'est eux qui ont choisi mon mari ». De cette gangue familiale est sortie une personnalité qui fait trembler les concurrents de Samsung.

2 novembre

Services externalisés "boostés" par la crise

Pour Forrester Research presque  20 % des professionnels de l'informatique se tournent davantage vers les services infogérés -du fait d'un contexte économique difficile-.Outre la réduire les coûts, la volonté de se centrer sur leur cœur de métier motive leur décision.

D'après Forrester Research, 47 % des grandes entreprises et 37 % des PME ont déjà investi dans des services de télécommunications infogérés ou externalisés.

La maîtrise des coûts est une priorité pour les entreprises, car celle-ci contribue à préserver les marges d'exploitation -dans un contexte économique incertain-. Les services infogérés permettent aux entreprises d'éviter des dépenses d'investissement -associés aux nouvelles versions technologiques-. Ces budgets d'investissements ont fait place à des dépenses de fonctionnements mensualisés prévisibles. Ceci s'accompagne d'une réduction des frais de maintenance.

Autre élément, il est aussi impératif que la réduction des coûts n'affecte pas l'efficacité l'entreprise. S'il est vrai que le fait de limiter les investissements informatiques peut avoir  un effet positif à court terme, cela peut constituer un handicap sérieux vis-à-vis des concurrents (qui ont continué à perfectionner leurs déploiements technologiques). En effet, une fois le marché relancé, l'entreprise se retrouvera coincée avec une infrastructure obsolète qu'il lui changé.

Ce sondage, au cours duquel plus de 2 300 dirigeants informatiques et décideurs d'Europe et d'Amérique du Nord ont été interrogés, révèle que 22 % des grandes entreprises et 24 % des PME ont déjà déployé ou sont en train de déployer des solutions de communication unifiée. Celles-ci présentent essentiellement l'avantage de réduire les coûts et d'améliorer les flux des communications.

Les grandes entreprises utilisent également des réseaux d'entreprises sans fil ; pour plus de 65 % d'entre elles, la mise en œuvre d'un équipement RLE (Réseau Local d'Entreprise) sans fil est soit déjà effectuée, soit en cours, soit mise à niveau. Curieusemernt, 45 % considèrent que les solutions mobiles de transport de données ne présentent pas d'intérêt -sans préciser les raisons -.

On constate également une croissance des systèmes voix sur IP à l'intérieur des entreprises - Grandes entreprises & PME- :
a) Grandes entreprises
-34 % ont déployé une solution de VoIP
-14 % sont en phase  d'expansion ou de mise à niveau VoIP.
b) PME :
- 34 % ont déployé une solution de VoIP
- 9 % sont en phase  d'expansion ou de mise à niveau VoIP

Absence d'outils de mesure du RSI -lié à l'externalisation-

Le Magazine Computer Business Review souligne que les cadres dirigeants européens ne disposent pas des outils nécessaires pour mesurer le retour sur investissements des prestations externalisées par leur entreprise. C'est une étude réalisée par l'Ecole de commerce de Warwick, en partenariat avec Cognizant, qui a permis d'aboutir à cette conclusion.

Sur 250 directeurs financiers et DSI européens interrogés, seuls 43 % ont essayé d'estimer l'impact financier de l'externalisation sur leur résultat net, tandis que 20 % « ne savent a priori pas». Pour ceux qui ont réaloisé ces estimations, « moins d' 1 sur 5 est certain de sa méthode d'évaluation ».

Sanjiv Gossain, Vice-président/Directeur général de Cognizant ( Royaume-Uni, Irlande) déclare :  "les cadres supérieurs semblent fonder leurs décisions d'externalisation sur la réduction des coûts à court terme, ce qui demeure crucial, mais les effets de l'externalisation vont bien au-delà des avantages immédiats en termes de main-d'œuvre, de compétences et de coûts. Les meilleurs partenariats peuvent donner lieu à une grande souplesse d'exploitation et à une amélioration des processus de l'entreprise mais, de toute évidence, les entreprises ont besoin d'aide pour mesurer et expliquer l'intérêt à long terme de ces relations"

21 octobre

La convergence fixe-mobile des entreprises vers une croissance solide

Il est à noter, des chiffres intéressants dans une étude publiée par ABI Research sur le marché de la convergence fixe-mobile (FMC) pour les entreprises.

Le nombre de -connexions vocales par FMC- devrait passer de 6,3 millions en 2009 à 27 millions d'ici 2014 (soit un taux de croissance annuel favorable de 27 %). Ces chiffres incluent -les connexions mobiles routées à travers le réseau fixe- via des picocells et des femtocells se trouvant à l'intérieur de bâtiments, ainsi que la voix sur WiFi d'entreprise.

Effectuer des prévisions sur des marchés en émergence est incertain ; en effet, la précision des prévisions est fonction du volume et de la qualité des données recueillies.
La commercialisation trop récente des picocells et des femtocells ne permet pas de disposer d'assez de données et établir des prévisions à forte fiabilité. Ces chiffres prévus par ABI Research comportant une incertitude, il sera intéressant de les conforter par des prévisions ultérieures -lorsque cette technologie des picocells et des femtocells sera plus largement déployée-.

La voix sur  WiFi en entreprises dispose de données plus importantes. Il est à remarquer la maturité du WiFi en a fait une caractéristique des smartphones. Selon les analystes, le « taux d'attachement » du WiFi sur les smartphones va passer de 45 % en 2009 à 90 % en 2014, ouvrant des perspectives de croissance de la voix sur WiFi par les entreprises. Le manque de terminaux compatibles WiFI était jusqu'à présent jugé comme un frein à l'adoption.

Enterprise Briefing a souligné que la voix sur WiFi présente un certain nombre de contraintes pour les entreprises. Pour prendre en charge le trafic des communications vocales généré, il faut dimensionner en conséquence le réseau WiFi  -pour fournir la qualité de service nécessaire aux utilisateurs-. Ceci implique des dépenses d'investissement. En outre, naturellement, cette infrastructure sera uniquement à disposition des utilisateurs sur  site  et non lorsque ceux-ci sont en déplacement.

La voix sur WiFi disposera de tous les attouts pour s'imposer lorsque son utilisation sera  via des bornes d'accès ouvertes -pour réduire la facture des communications mobiles-. Ceci de de la même manière que les réseaux privés virtuels (RPV) ont fourni un accès sécurisé aux données d'entreprises à partir des réseaux WiFi dans les hôtels et les aéroports. En développant les fonctions de téléphonie d'entreprise via ce mode d'accès alternatif, il est possible de réaliser des économies substantielles, en particulier pour les factures des utilisateurs itinérants.

ABI Research  a qualifié les applications  VoIP grand public, telles que Skype ou Truphone, de « jokers » sur le marché de la FMC d'entreprise, tout en indiquant que leur utilisation avec le WiFi par exemple, n'offrent pas une qualité et une fiabilité suffisantes « pour l'instant ». Cependant, cette disponibilité  favorisera l'acceptation du VoIP sur le marché des mobiles, « ceci devrait donner lieu à des opportunités et des défis intéressants pour la chaîne d'approvisionnement mobile ». Les applications de VoIP professionnelles doivent assurément être inscrites au calendrier, afin que les utilisateurs mobiles puissent se connecter au réseau de voix sur IP de leur entreprise, avec tous les avantages que cela comporte en termes de flexibilité et de réduction des coûts.

19 octobre

Les entreprises de + en + séduites par le cloud computing

Une étude sur le cloud computing a été menée par F5 Networks auprès de 250 entreprises. d'au moins 2500 personnes (avec une moyenne de 75 000 employés)

Quelques résultats ou remarques notables:

- + de 80 % des entreprises en sont au moins au stade de l'expérimentation du "cloud computing" (cloud computing public ou cloud computing privé)

-Accès, la sécurité et la performance- sont incontournables pour généraliser le cloud computing.

Jason Needham (Senior Director F5 Networks) constate:
« Alors que les entreprises se tournent  vers le cloud computing pour augmenter la flexibilité du SI, il est avant tout important que celles-ci comprennent le rôle des composants techniques et leurs impacts réseau informatique. Ceci doit précéder tout développement d'une stratégie d'implémentation"

-Maturité du cloud computing public :
a)  51 % des entreprises sont utilisateurs.
b) 10 %  l'implémentent.
c) 13 % sont en phase expérimentale
d) 17% en discutent
e) 1 % des entreprises pas intéressées.

-Maturité du cloud computing privé :
a) 45 % des entreprises sont utilisateurs.
b) 22 %  l'implémentent.
c) 16 % sont en phase expérimentale
d) 17% en discutent
d) 1 % des entreprises pas intéressées.


Les budgets reflètent également l'importance croissante du cloud computing dans les entreprises
a) 66 % des entreprises consacrent un budget dédié
b) 71 % s'attendent à ce que les budgets cloud computing augmentent au cours des deux prochaines années.

Eléments clés du déploiement du cloud computing public:
a) l'efficacité ( 77 %)
b) la réduction des coûts d'immobilisations ( 68 %)
c) la simplification des procédures de recrutement de personnel (61 %).

Les gestionnaires du SI :
a) 90 % déclarent que le contrôle d'accès est un facteur « assez/très important »
b) 89 % affirment que la sécurité représente une technologie incontournable
c) 88 % jugent la virtualisation serveur/stockage essentielle-

-Multiplicité des définitions du cloud computing -de la part des personnes interrogées- .
Il ressort avant tout « la garantie d'une infrastructure informatique agile, évolutive alliée à une réduction des dépenses » qui rend le cloud computing attractif pour les entreprises.

-Définition du cloud computing: face à 6 définitions, aucune entreprise a  identifié  une définition comme « absolument exacte ». Un groupe cible est parvenu à écrire une définition acceptable pour tous. Précisons que cette définition comprenait 3 phrases de  83 mots.

Classement:
SaaS
bien placé, mais après PaaS, IaaS
-3/5 "le logiciel en tant que service" (Software as a Service, SaaS) est jugé un critère important
-3/4 « plate-forme en tant que service » (Platform as a Service, PaaS)
-2/3 « infrastructure en tant que service » (Infrastructure as a Service -IaaS).

9 octobre

télétravail : votre entreprise a tout à y gagner !

* article écrit sous la direction d'Edwige Cottigny

télétravail-150.jpgAméliorer les conditions de travail de vos collaborateurs, réduire vos émissions de gaz à effet de serre, éviter un ralentissement de votre activité à la suite d'une pandémie grippale... 1 001 raisons peuvent vous inciter à mettre en place une solution de télétravail dans votre entreprise.

Comment procéder ?

le cadre juridique du télétravail
Rappelons-le, un accord national interprofessionnel signé le 19 juillet 2005 encadre le télétravail sur un plan juridique. Concrètement, il précise les obligations de chaque employeur
  • Le matériel du salarié (l'ordinateur au 1er chef !) doit en principe être fourni et installé par l'employeur. Si le télétravailleur utilise son matériel personnel, celui-ci doit être adapté et entretenu par l'employeur,
  • Le salarié peut travailler à son domicile mais ne peut y accueillir des clients,
  • La protection des données manipulées par le télétravailleur demeure, quoi qu'il arrive, de la responsabilité de l'employeur.
Il faut savoir également que le télétravail repose toujours sur le volontariat : vous ne pouvez pas y contraindre un salarié. Traduction : un refus de sa part ne peut constituer un motif de licenciement !

une dimension contractuelle

Vous devez définir clairement (et contractuellement) les modalités du travail à distance pour chacun de vos employés concernés.
  • Modifiez son contrat de travail par un avenant mentionnant notamment une « période d'essai » de ce nouveau mode d'organisation.
  • Notifiez clairement aux salariés concernés les changements induits dans leur organisation du travail : son rattachement hiérarchique a-t-il été modifié ? Comment sera évaluée sa charge de travail ? Quels seront les équipements mis à sa disposition ? etc.
  • Déterminez également le temps de présence éventuel de chaque télétravailleur dans les locaux de votre entreprise : le télétravail est-il instauré au tiers-temps, à mi-temps, à temps complet ? 
  • Définissez également des objectifs hebdomadaires et contrôlez-les à l'aide d'un planning d'activités mis à jour régulièrement.

A savoir : si votre entreprise emploie plus de 11 salariés, vous devrez consulter les délégués du personnel avant d'introduire le télétravail.
Enfin, cela va sans dire, vos télétravailleurs disposeront bien entendu des mêmes droits que tous vos salariés !

les outils indispensables au télétravailleur

Il n'est jamais inutile de rappeler que le télétravail est rendu possible avant tout grâce aux nouvelles technologies de l'information :
  • accès haut débit à internet, permettant à chaque télétravailleur d'accéder à sa messagerie professionnelle et au réseau local de son entreprise,
  • solutions VoIP de téléphonie par internet pour éviter une inflation de vos coûts de communication,
  • systèmes de téléconférence (toujours via internet),
  • outils de messagerie instantanée,
  • applications collaboratives (agenda partagé par exemple), pour coordonner le travail de vos collaborateurs,
  • etc.

le VPN, une solution parfaitement adaptée au télétravail
Lorsque l'on évoque le télétravail auprès d'un employeur, la 1ère de ses préoccupations concerne bien souvent la sécurité. C'est pourquoi nombre d'entre eux mettent en place un réseau privé virtuel (VPN). Ce système permet une communication sécurisée (et peu coûteuse) entre sites distants. Chaque utilisateur peut ainsi accéder librement et en toute confiance à ses applications et à ses données. Ce type d'outil réduit considérablement les contraintes de sécurité du télétravail.

Au salarié, de son côté, d'éviter de tomber dans un autre piège : celui des interférences constantes entre sa vie privée et sa vie professionnelle.


A lire également
•    La réponse d'Orange au risque de pandémie
•    L'accord de télétravail signé en juillet 2009 au sein du Groupe France Telecom




29 septembre

Brèches accidentelles de sécurité: une menace pour l'entreprise

clef.gifSelon le livre blanc publié par l'institut de recherche IDC, les incidents de sécurité  « accidentels » provoqués par les collaborateurs/membres de l'entreprise sont devenus + fréquents. Selon cette publication,ces incidents pourraient avoir des conséquences + graves que les actes internes « malveillants ».
Ce rapport a aussi mis en évidence une incohérence dans la hiérarchisation des priorités  des règles de sécurité. En effet, ceux-ci ont pris le parti de se protéger en premier lieu contre des actes malveillants volontaires -plutôt que contre des actes accidentels-.

On a remarqué qu'aucune technologie n'est actuellement en mesure d'assurer une protection contre les actes des personnes travaillant dans l'entreprise. Outre le personnel même de l'entreprise, il faut englober également un grand nombre de personnes -dont les consultants, les partenaires externes, les fournisseurs ou encore les partenaires commerciaux-. 
IDC déclare qu'un « cadre global de gestion des risques est la seule solution pour gérer le risque opérationnel de manière efficace, assurer son avance concurrentielle, réduire les vulnérabilités, gérer les défauts de configurations, dimunuer le nombre croissant de violations des règles de conformité et contrôler les incidents importants de fuites d'informations de l'entreprise».

Après avoir interrogé un échantillon de 400 entreprises en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, IDC a conclu que :
-52 % d'entre elles avaient caractérisé les incidents provoqués par des employés comme étant d'origine accidentelle, contre 19 % qui estimaient quant à elles que les incidents étaient délibérés.
-26 % des entreprises interrogées considéraient que les incidents étaient soient accidentels soient délibérés.

Qu'ils s'agissent d'incidents accidentels ou délibérés, leurs conséquences n'en sont pas moins graves : l'accès  à des tiers d'informations sensibles peut avoir des conséquences nuisibles à l'entreprise ( par exemple, désavantage compétitif, détérioriation de l'image de l'entreprise, mauvais audits...). Les informations sensibles à risque incluent les informations relatives aux clients et aux employés, les plans de conception, les codes sources et tout ce qui concerne la propriété intellectuelle.

L'étude a montré qu'au cours des 12 derniers mois, les entreprises ont du faire face à une moyenne de 14,4 pertes de données -dues à la négligence d'un collaborateur-  En outre, il est constaté que travailleurs intérimaires/temporaires représentent le risque le plus élevé. Un contexte économique difficile peut constituer une cause indirecte. En effet, de nombreuses d'entreprises sont dans la nécessité d'employer de + en + de travailleurs temporaires ou intérimaires. Cela alourdit de manière non négligeable la charge de travail des services informatiques. Ceux-ci doivent gérer les droits d'accès temporaires, suivre l'activité de chacune des personnes intérimaires/temporaires, désactiver les comptes utilisateurs obsolètes, tout en continuant de protéger les informations sensibles et en se conformant aux règles de confidentialité.

Les types d'incidents les plus récurrents sont la perte accidentelle de données due à la négligence d'un employé, une attaque d'un logiciel malveillant/espion émanant de l'intérieur l'entreprise, des droits de contrôle d'accès/privilège non adaptés ou des violations délibérées de la politique de sécurité des informations de l'entreprise. Les pertes de données dues à la négligence sont plus fréquentes -dans les domaines de la finance,de la santé ou dans le secteur public. Les attaques des logiciels malveillants/espions ont plus fréquemment lieu dans le secteur des entreprises de télécommunications.

43 % environ des entreprises allouent un budget spécifique aux risques de sécurité internes, et  40 % d'entre elles prévoient d'augmenter l'année prochaine leurs dépenses .

L'enquête conduite par IDC,a été financée par la société de sécurité des entreprises RSA.

+ de communications entraîne + de risques :
En parallèle, la société de sécurité des données Proofpoint a remarqué que les entreprises américaines sont « de plus en plus soucieuses du nombre croissant de fuites d'informations engendrées par l'utilisation d'e-mails, des réseaux sociaux en ligne, des blogs ou de chaines multimédia ou encore de l'usage des SMS par les employés ».

Il a été révélé que :
-33 % des 220 entreprises interrogées employaient une personne dont le travail « de base et unique » est de surveiller le contenu des e-mails envoyés, contre 15 % en 2008.
-34 % des personnes interrogées ont déclaré que leur entreprise avait été touchée par la révélation d'informations sensibles ou embarrassantes, contre 23 % en 2008. Les e-mails représentent la plus grande menace : au cours des douze derniers mois,
-43 % des entreprises ont lancé une enquête concernant une fuite d'informations confidentielles ou exclusives par e-mail.
-18 % ont  enquêté sur des problèmes ayant rapport avec une violation relative à un forum ou à un blog ( 9 % ont été contraintes de renvoyer un employé pour ce motif).
Enfin, les sites de partage multimédia tels que YouTube, les sites de réseaux sociaux (dont Facebook,LinkedIn,Twitter...), les SMS et Twitter augmentent d'autant plus la probabilté de menaces pour la sécurité.

Le site web TelecomTV a soulevé que pour les entreprises européennes, où la législation applicable aux employés est différente de celle des Etats-Unis, une politique « claire et sans équivoque » d'utilisation des e-mails et d'internet est essentielle afin d'éviter les poursuites qui risquent d'être débouter devant les tribunaux.

Le rapport de Proofpoint est téléchargeable ici.

24 septembre

Un routage IP intelligent pourrait faire gagner des millions aux entreprises !

Le MIT (Massachussetts Institute of Technology) a publié un article traitant du « routage internet intégrant la consommation énergétique ». D'après le MIT, les entreprises traitant énormément de données pourrait gagner des millions de dollars chaque année sur les factures d'électricité. Comme pour la plupart des innovations informatiques, les gains potentiels ne sont pas aussi facilement réalisables. Un certain nombre de freins vont à l'encontre des bénéfices annoncés par les études statistiques découlant de telles innovations. La recherche, menée conjointement avec l'entreprise informatique Akamai, suggère que les entreprises pourraient réduire d'environ de 40% la consommation énergétique de leurs centres de données en re-routant les tâches où les tarifs de l'électricité sont les plus avantageux (par rapport au jour ou à l'heure par ex.). En déportant les processus informatiques intensifs sur des installations distantes "dans le nuage", la qualité de service est maintenue -tandis que les coûts d'exploitation sont réduits-. Il en résulte une situation profitable de type "gagnant-gagnant" pour les entreprises déportant leurs processus informatiques et les entreprises distantes.

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14 août

Exemple d'offre alliant Finance Islamique et marché des télécoms

"Ce billet a un but pédagogique. Il décrypte le business modèle utilisé par la banque RHB de Malaisie. Il n'exprime pas de jugement de valeur sur l'offre".


La Finance Islamique est un sujet qui monte en puissance sur la Place financière de Paris, car il existe désormais de bons experts et des cursus en France sur ces innovations.

L'annonce d'une offre alliant le marché des télécom et Finance Islamique en Malaisie ne pouvait passer inaperçue, et elle semble être une première (au moins pour moi qui ne suis pas un expert en la matière).

De quoi s'agit-il exactement ?

L'offre en question : La RHB Islamic Bank propose à ses clients particuliers des "prêts" basés sur non plus sur un métal précieux mais sur de l'air-time télécom. Bien sûr ce ne sont pas des prêts avec taux d'intérêts, puisque celà est prohibé par la Finance Islamique, mais des prêts dits "tawarruq".

D'après le glossaire de PLC Finance "tawarruq" est "une méthode où une institution financière (directement ou indirectement) achète un avoir et le vend immédiatement à son client avec un paiement différé dans le temps.Le client vend alors cet avoir à un tiers contre un paiement immédiat. Le résultat est que le client reçoit le montant en cash et doit rembourser à la date différée, avec une marge pour la banque. Généralement ce type de "prêts" est basé sur des marchandises ou matières premières facilement négociables comme le platine ou le cuivre (à noter que l'or et l'argent ne sont pas autorisés car considérés comme des monnaies par les autorités religieuses)." (nb: traduction libre par l'auteur de cette note)

L'innovation de la banque RHB est d'avoir remplacé le platine ...par de l'air time telecom. Pour celà elle s'est associée à deux acteurs malaysiens des télécoms : e-Pay qui gère le rechargement de comptes télécoms (top-up, etc) et Sedania Media Group qui diffuse des offres mobiles.

D'un point de vue pratique :

1) RHB bank achete à e-Pay de l'air time en gros

2) le client de RHB bank achète à RHB bank de l'air-time (correspondant à la somme qu'il souhaite obtenir) contre un paiement différé à une date ultérieure.

3) le client de RHB bank vend son air time à Sedania contre du cash immediatement.

Pour réduire les couts de traitement administratifs, les mouvements de comptes se font par SMS. RHB estime à 30% l'économie réalisée par le quasi "zero-papier" lié à l'utilisation du SMS.

RHB prévoit de diffuser l'équivalent de 40 millions d'euros en une année via ces tawarruq basés sur l'air-time télécom.

Voici donc un exemple de ce que Finance Islamique et Télécom peuvent faire, gageons que ce type d'offre dépassera les frontières de la Malaisie.

 

 

référence : source Business Times http://www.btimes.com.my/Current_News/BTIMES/articles/RB12/Article/index_html

8 juillet

La crise ? Quelle crise ?!

factory.gifAlors que la plupart des analystes ont été optimistes en prévoyant une bonne croissance du marché de l'informatique cette année, toutefois légèrement mitigée par la récente tempête financière, IDC se montre plus réservée. La société pense que le marché de l'informatique en Europe occidentale, qui a connu une augmentation de 4 % au cours de 2008, passera à 1 % de croissance en 2009, soit 3 % de moins que les prévisions effectuées avant la crise. De même, les États-Unis verront leur croissance passer de 4 à 1 % dans ce domaine.

Alors que l'avenir des fournisseurs de matériel pourrait s'avérer sombre en Europe occidentale, IDC prévoit pour les marchés émergents de l'Europe de l'Est, du Moyen-Orient et de l'Afrique une croissance forte de 9 %, contre une prévision de 14 % avant la crise. 

Le matériel sera l'un des principaux domaines touchés par la réduction des budgets informatiques. IDC prévoit que les « dépenses discrétionnaires de matériel informatique » seront reportées dans la mesure du possible. En d'autres termes, tant que le matériel fonctionnera, il sera utilisé. Alors que le prolongement de la durée de vie des ordinateurs et des serveurs peut effectivement s'avérer payant, les sociétés devront toutefois évaluer de manière approfondie la consommation énergétique de leur ancien équipement par rapport à de nouveaux appareils économes en énergie. À long terme, l'utilisation d'appareils anciens pourrait en effet s'avérer une fausse économie. 

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